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Publié le par Tortoise

JK Rowling a donné une autre interview y a pas longtemps, encore avec The Leaky Cauldron, qui a été retranscrite et traduite ici et la suite là, et et que j'ai trouvé bien intéressante en de nombreux points...


JKR : (...) Et je n’ai même pas... Je ne sais pas. Est-ce que je l’inclurai dans l’Encyclopédie ? Je ne sais pas.

Sue : Vous avez prononcé le mot en E !

JKR : Oui, c’est vrai. On devrait lui donner un nom de code, comme "le livre écossais".

[Note de moi: comme Hamlet, périphrasé dans le milieu du théâtre parce que c'est censé porter malheur]

(...)
John : Il faut que je demande. Je suppose que vous n’avez même pas encore pris votre décision, mais quand vous écrirez le livre écossais, dans dix ans s’il le faut, est-ce que vous allez plutôt raconter les événements ou plutôt mettre beaucoup de petites histoires ?

JKR : Honnêtement, pour le moment - mais ça pourrait changer - je pense qu’une moitié - peut-être en mettant les pages l’une face à l’autre, mais ce sera peut-être difficile à faire. L’idéal, ce serait que la page de gauche donne le passé, tous les détails sur un personnage, ou une liste des baguettes de tous les personnages et tout ça, et que la page de droite contienne des informations sur le processus d’écriture, les idées que j’ai abandonnées. Donc d’un côté, je ferais comme si ce monde était réel, avec des informations supplémentaires sur ce monde réel, et de l’autre, j’admettrais que c’est fictif et je vous montrerais les intrigues abandonnées, les personnages supprimés, les problèmes que j’ai eus avec l’intrigue. Les deux types d’information sont intéressants. Ce serait bien de les unir.

(...)
John : Je crois que les fans seraient prêts à attendre dix ans pour quelque chose comme ça.

JKR : Si tel est le cas, je suis ravie. Parce que... Enfin je n’ai pas envie de parler de détails légaux à Noël, c’est déprimant. Mais ça ne sert à rien que je l’écrive s’il n’est pas extraordinaire. Il faut qu’il y ait tout. La dernière chose que je veux, c’est avoir l’impression qu’il faut que je dépêche d’écrire quelque chose parce que... vous voyez ce que je veux dire. Parce qu’on me forcerait la main, ou parce qu’il y a une demande et que d’autres gens vont le faire avant moi. Je veux le faire bien ou ne pas le faire du tout. Et je veux le faire bien.

C'est très enthousiasmant, tout ça, mais du coup je me répète une fois de plus que le Lexicon ne lui ferait pas concurrence...
(...)
JKR : C’est ce sentiment d’être libérée. Personne - et je veux dire personne. Sauf peut-être Stephen King. Peut-être que Stephen King comprend ce que j’ai ressenti. Vous ne pouvez pas imaginer ce que ça fait d’avoir fini après dix-sept années. Il y a des bons et des mauvais côtés. C’était une partie tellement intégrante de ma vie. Je sais que des millions de personnes trouvent que cet univers leur appartient désormais, et ça, c’est génial.


(...)
Sue : Rogue est incroyable. Est-ce qu’il convenait vraiment à Serpentard ?

JKR : Oui, sans aucun doute ! Au moment de la répartition, il... Je crois à ce que lui dit Dumbledore dans le dernier livre : "parfois, je me dis que nous répartissons trop tôt". Je trouve très dur de juger un enfant de onze ans, de tracer son destin quand il est si jeune. Ça ne prend pas en compte le fait que nous changeons, nous évoluons. Beaucoup de personnes de quarante ans sont comme elles étaient à onze ans, donc je pense que le Choixpeau est malin. Mais Rogue, lui, se rachète. Le Choixpeau ne prend pas ça en compte. Mais on peut retourner cet argument : puisque ces personnes sont réparties à Serpentard, peut-être que quelqu’un qui a la capacité à se changer soi-même a aussi la capacité à changer Serpentard.

John : À quel point est-ce que la répartition à Serpentard ou pas est une répartition entre les gentils et les méchants ?

JKR : Je l’ai déjà dit : ils ne sont pas tous mauvais. Je crois que je l’ai dit à Emerson [de Mugglenet]. Au contraire. Ils ont peut-être un sens d’auto-préservation plus aiguisé. Un moment qui m’a fait sourire dans la bataille finale, c’est Slughorn qui revient avec les Serpentard. Ils sont revenus se battre, mais ils sont d’abord allés chercher des renforts. Beaucoup de gens diraient : c’est du bon sens. On s’en va, on trouve d’autres gens, et on revient avec eux. C’est le vieux proverbe : "il n’y a pas de vérité ; il n’y a que des points de vue". 

Passionnant, tout ça!! Mis à part le fait que ce retour des Serpentards, aucun Pensinneur ne s'en rappelle... Omission?
Il faudrait que je vérifie, mais évidemment j'ai oublié mon tome 7 chez mes parents, en VF et en VO...

Ensuite elle dit qu'elle est toute contente des films et du parc d'attractions, ce qui me laisse très sceptique et me fait grincer des dents, comme à chaque fois...

Et pour finir, un petit détailqui m'a fait danser la gigue intérieurement:

Sue : Il faut que je vous demande. C’est un détail, mais il faut que je sache. Qu’est-il arrivé à Florian Fortarôme ?

JKR : Il est mort. Je ne voulais pas que ça arrive. C’est bizarre, mais après que j’ai choisi le nom Florian Fortarôme, ma meilleure amie a rencontré et va bientôt épouser un Florian. C’est étrange, parce que ce n’est pas un prénom très commun. À cause de lui, j’étais très attachée à Florian Fortarôme. Mais il est mort [Fortarôme, pas le fiancé de la meilleure amie]. Le livre écossais vous révélera qu’il y avait plus à savoir sur Florian Fortarôme. C’est une des intrigues mineures que j’ai dû sacrifier, parce qu’elle ne menait nulle part, mais j’avais une intrigue de prévue pour Florian. Il y avait un lien avec la Baguette de Sureau. J’en parlerai dans l’encyclopédie.

Je le savais! Je le savais! Aussi anecdotique que ce soit, dans le tome 6, Fortarôme m'intriguait, surtout avec le Fortescue (V.O. de Fortarôme) dans un des portraits du Bureau Directorial... J'ai très hâte d'en savoir plus!

Publié dans Potter*Fondus

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