Pierre Pevel: le Paris des Merveilles

Publié le par Tortoise


        


"A première vue, on se croirait dans le Paris de la Belle Epoque: messieurs en col dur et chapeau melon, femmes en corset et jupons, tacots rutilants,tour Eiffel toute neuve et grands boulevards arborés... En y regardant de plus près, la tour Eiffel est bâtie dans un bois blanc comme neige, des sirènes se baignent dans la Seine, chaque fontaine a son ondine, et que dire des arbres philosophes, des chats ailés, des farfadets du bois de Vincennes ou des clubs de gentlemen-magiciens! Nous nous trouvons dans le Paris des Merveilles, l'une des portes entre notre univers matérialiste et l'OutreMonde dirigé par la reine des fées, depuis sa capitale d'Ambremer."


Si vous aimez la fantasy, je vous conseille très fortement ces 2 livres!! Ils sont vraiment merveilleux... Quelques extraits pour vous mettre en appêtit:


"Originaires de l'OutreMonde, les chats-ailés ne se contentent pas de parler. Ils sont savants, qualité qu'ils doivent à une longévité exceptionnelle et à une capacité unique: celle de s'imprégner de la matière des livres sur lesquels ils dorment. Des livres ou des journaux, ou encore de tout écrit, imprimé ou non, correspondance comprise."


"Ambremer était une cité médiévale, telle que vous, moi et l'essentiel de nos contemporains la rêvent. A savoir pittoresque et tortueuse, avec des venelles pavées plutôt que boueuses, des maisons en belle pierre plutôt qu'en mauvais torchis, des toits de tuile rouge plutôt que de chaume sale."


"Les arbres savants communiquent grâce à une rumeur qui voyage dans les airs et anime leur ramure. Au fil des jours et au gré des vents, tout finit toujours par arriver à leur connaissance."


"La Bibliothèque Royale d'Ambremer n'avait rien de commun avec les bibliothèques publiques humaines, qui sont souvent des nécropoles lugubres préservant les trésors sacrés de la connaissance de la proximité sacrilège des foules: le visiteur mal averti s'y sent comme un empêcheur de reposer en paix. Ici, il faisait bon bon être, réfléchir, rêver. La Bibliothèque royale était un temple hospitalier et généreux, un palais où tout invitait à la découverte. Lumineuse et aérée, elle était parsemée de cours intérieures, de cloîtres, de terrasses, de jardins verdoyants auxquels on accédait par autant de couloirs et de galeries à claire-voie. Un lierre fleuri grimpait les belles colonnades, encadrait les haues fenêtres, rentombait en guirlande du faîte des voûtes. Il y avait, çà et là, des fontaines dont le murmure calmait les sens, des statues gracieuses, et même des arbres qui poussaient sous des dômes ajourés, à la rencontre de quelques couloirs. Et partout étaient des livres, des manuscrits reliés, des parchemins, des cartes enroulées dans des étuis de cuir, des volumes anciens parfois oubliés des hommes, précieux pour la plupart, et que l'on voyait alignés sur des rayonnages au creux des alcôves ou contre les murs, jusqu'à frôler les plafonds vertigineux des grandes salles de lecture silencieuses."

Publié dans Reading*Patch

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