Trop gentille ou trop conne?

Publié le par Tortoise

Ptain. Je me suis levée ce matin à 8h pour rien. Une heure de sommeil perdue à tout jamais pour des conneries...
J'vous explique: 2 copines doivent me rendre un DVD et un livre depuis déjà pas mal de temps. Hier petite discussion par sms: elle m'ont dit qu'elles passeraient aujourd'hui mais très vite fait, en les mettant dans ma boîte aux lettres, qu'elles étaient désolées mais avaient besoin de toute leur matinée pour bosser. Moi je leur dis ok je comprend moi c'est pareil, mais il faut quand même qu'elle sonnent à l'interphone parce qu'il faut pouvoir entrer dans le bâtiment pour aller aux boîtes.
Ok, et là elles me demandent si j'ai toujours internet au studio, et si je peux chercher des textes du Bulletin Officiel parce qu'elles ont un dossier à faire et ça leur rendrait beaucoup service.
Je leur répond que j'ai pas d'imprimante. Que au pire je chercherai le lendemain et je leur enverrai par mail comme ça elles pourront l'imprimer.
Elles  me répondent qu'elle le voudraient pour le lendemain en fait. Qu'elles sont désolées de m'embêter comme ça mais que voilà ça leur rendrait vraiment service.
Je leur dit bon je vais toujours essayer ce soir, mais si je trouve comment on fait pour imprimer... Je leur propose de leur graver sur un CD inscriptible qu'elles me rendront après parce que je vois pas trop comment faire d'autre.
Ok, et elles passeront vers 8h30/9h, elles sonnent et je descend vite fait pour leur passer le CD et récupérer mes affaires.
J'ai trouvé un texte sur les 3.
Donc ce matin je me lève à 8h pour pouvoir être prête quand elles passeront, encore un peu fatiguée, j'aurai bien voulu dormir jusqu'à 9h comme d'hab' mais bon.
Ensuite j'attend, j'attend, j'attend... A 9h15 je leur envoie un sms pour leur demander si elles comptent passer ou quoi, et là j'ai une réponse qui fait vraiment super plaisir: "là on se lève juste en fait, hier on a regardé le truc sur les camps de concentration ça finissait tard... on est là d'ici une demie-heure".
Putttttaaaaaiiinnnn!!!!!!!! Et moi je me suis levée plus tôt exprès!!! Et ça m'intéressait aussi Sobibor sur la 6 mais quand j'ai vu que c'était à 23h jusqu'à 1h j'ai laissé tombé je suis pas inconsciente moi!!!
C'est vraiment le genre de trucs qui me fout la rage, je me plie en 4 en me disant que c'est pas grand chose et elles se foutent de ma gueule... Enfin je sais que c'est pas vraiment ça, c'est plutôt qu'il y a elles, et le reste autour s'adaptera bien...


Bon puisque je suis partie à vous parler des ces deux-là autant le faire à fond. Ce sont les 2 amies qui m'ont vraiment rendues amère dans ma vie, la première fois que ça m'arrivait à ce point là, j'ai déjà été déçue par des amies qui changent de route, qu'on perd de vue, mais alors là c'est carrément d'une autre envergure.
Je les ai connues à la fin de ma 2nde. J'avais passé l'année seule, terriblement seule, parce qu'en début d'année j'avais été trop timide pour demander au CPE de changer de classe pour être dans celle des 2 seules copines que j'avais, alors que plein de gens faisaient ça... Je pensais pas que c'était aussi important, aussi. J'avais pas tilté que les différentes classes de 2nde n'avaient pas souvent des heures de libre au même moment. Je me suis donc retrouvée seule à m'emmerder comme un rat mort à chaque heure libre, alors que mes 2 copines, déjà inséparables depuis longtemps, étaient toujours ensemble aux heures libres.
Dans ma classe ça allait, j'en connaissait certains depuis le collège, mais sans plus, j'avais pas d'amis et je tenais pas à m'en faire parmi eux. Sympas mais faut pas abuser non plus.
Et donc, au tout dernier cours de sport (arg) qui était vraimetn le tout tout dernier de l'année, les profs ont organisé une grand dernier cours "défoulade" avec toutes les classes au même endroit, mais obligation quand même de faire du basket, du badminton ou ce qu'on voulait du moment qu'on restait pas à rien foutre. On s'est tous dispersés, les groupes d'amis se sont retrouvés et je me suis retrouvée plantée là encore une fois, mes 2 copines avaient séché, mais cette fois je m'en foutais royalement parce que plein de gens foutaient rien puisque les profs surveillaient pas vraiment et j'avais résolument décidé de faire comme eux.
Puis les profs sont passés et ont boosté un peu pour qu'on fasse des équipes et joue au basket.
En traînant la patte on s'est approchés du terrain pendant que le prof repartait et on a joué, et pendant une pause quand on changeait d'équipe, j'ai blablaté un peu avec J.
Ensuite les vacances.
Puis la rentrée en 1°L. Découverte de la classe... J. était là, et C. aussi.
C'est comme ça qu'on est devenues amies. J'étais sur la même longueur d'ondes que C., c'était génial, on avait la même floppée de références humoristiques, on se sortait des citations à gogo... J. était vraiment sympa aussi, et toutes les 3 on se comprenait bien.
Moi j'en revenais pas c'était la première fois que j'avais des amies aussi proches de moi.
Bien sûr il y avait eu quelques petites félures dûes à nos caractères, mais elles ne m'ont parues évidentes que plus tard...
On est restées comme ça jusqu'au Bac L. L'année du bac, c'est mon année noire, j'ai beaucoup déprimé et stressé cette année-là, sur mon avenir, sur moi, sur ce que je suis.
En fin d'année on devait se préinscrire à la Fac'. On s'est toutes les 3 pré-inscrites en lettres modernes, et moi j'ai rajouté DEUST. Là on s'est demandé comment on ferait, si on prenanit un apprt' à 3... ça nous tentait bien mais on était pas sûr d'avoir le Bac toutes les 3, c'était trop risqué de s'engager comme ça. Plus tard elles m'ont reproché que c'étaient mes parents seulement qui n'étaient pas d'accord et avaient bloqué cette tentative, mais en réalité c'était tout le monde qui pensait que c'était trop risqué de se lancer comme ça sans certitude.
On a donc commencé l'année de la Fac' en s'arrangeant avec les parents des 3 pour faire les déplacements. Ca a été un premier semestre très éprouvant, épuisant. Et encore je n'avais presque rien en DEUST à ce moment-là. Un peu après la rentrée, on a discuté, on s'est dit que c'était vraiment pas viable ce système de covoiturage, elles elles habitent bien plus loin que chez moi et le rythme était franchement lourd. On a beaucoup parlé cette fois-là, de nos parents, de nous, et c'est la première que j'ai parlé à quelqu'un de mes problèmes avec ma mère, de mon absence totale de confiance en moi, tout ça... C'est vraiment pas facile de parler de ça, j'en pleurais, comme à chaque fois que je remue ces idées-là, et je me butais contre un mur d'incompréhension.
Je crois que c'est là que je me suis rendue compte que notre amitié n'était peut-être pas aussi forte que je le croyais jusque-là.
Peu à peu elles sont devenues plus proches l'une de l'autre et je me suis retrouvée un peu mise à l'écart, d'autant plus qu'on commençait à avoir des conférences en DEUST, ce qui m'éloignaient un peu plus d'elles.
Puis il y a eu les vacances et la rentrée du second semestre, où j'allais commencer à avoir le gros paquet des cours de DEUST à faire correspondre avec mon emploi du temps de lettres modernes.
Je les voyais plus beaucoup et quand je les retrouvais je me sentais exclue.
Un jour on était partie se balader à pied, avec une autre amie qui était en lettres modernes, et je les ai entendues parler toutes les 2, je comprenais pas pourquoi elles disaient ça, j'en avais marre d'être exclue comme ça, alors je me suis plantée et je les ai bien regardées en leur demandant de m'expliquer une bonne fois pour toutes ce qu'elles se racontaient entre elles. J. avait l'air inquiète et un peu foireuse sur les bords, et c'est C. qui m'a parlé. Elle a poussé un grand soupir exaspéré et m'a dit: "ok, on va t'expliquer, mais tu t'énerve pas d'accord?" Moi je commençais à sérieusement flipper... Pourquoi elles avaient peur que je m'énerve??? Et là elles m'ont expliqué que pendant les vacances leurs 2 mères avaient discuté et avaient pensé que ça serait quand même mieux un studio. C et J étaient d'accord avec elles, et "comme à chaque fois qu'on y avait réfléchi tes parents avaient tout bloqué" (arg!! quoi??? mes parents n'ont pas toujours tout bloqué!! C'est pas facile de les convaincre, il leur faut du temps pour réfléchir, m'enfin ptin l'argument à 2 balles!!!) eh ben bref elles avaient repéré un studio pas très loin et elles le visitaient vendredi. On était mercredi.
Je leur ai demandé pourquoi elles m'en avaient pas parlé, que j'allais me retrouver toute seule, qu'elles me foutaient dans la merde.
Elles ont prétexté que c'est pas facile de trouver un studio pour 3 (alors qu'on s'était dit qu'on en prendrait un asez grand si on le faisait, que divisé par 3 c'était supportable) et que de toute façon avec mes parents ça marcherait pas et qu'elles pouvaient plus se permettre le covoiturage, que c'était la dèche. J'y croyais pas... J. est de la DASS et vit dans une famille d'acceuil avec son frère et d'autres enfants de la DASS, et C. fait partie d'une famille d'acceuil aussi. Et pourtant j'avais fini par comprendre qu'elles s'en sortaient mieux que moi côté fric même si elles ne démordaient pas du contraire.


Bien sûr j'ai pas eu le temps de bien réfléchir à fond, ni mes parents, et elles ont pris leur mini studio et m'ont laissé comme ça. Dans la merde. Je me suis retrouvée dépendant de mon père pour le transport, au milieu de l'année alors que le plus dur commençait, parce qu'il se trouve que le second semestre en jonglant avec 2 emplois du temps pas faits pour être ensemble, c'est déjà galère, mais dans la situation où j'étais c'était l'enfer.
Là j'ai recommencé à déprimer comme l'année du Bac alors que ça allait mieux depuis le Bac. Une bonne copine de Tle L que j'avais retrouvé au DEUST a quitté le DEUST parce qu'elle avait foiré son premier semestre de DEUG, c'était trop impossible à rattraper, perdu d'avance, donc elle s'est pas acharnée. Je crois qu'elle a été la seule à me demander si ça allait quand je lui ai dit le sale coup que les 2 m'avaient fait.
Elle c'est pareil je suis certaine qu'on pourrait être beaucoup plus proches si le destin nous aidait un peu. Aux exams de fin de semestre on s'était beaucoup rapprochées... Et maintenant on essaye encore de se revoir, et on a vaguement renouées uniquement parce que j'ai pensé et trouvé le temps de lui écrire en début d'année.
Bref, j'avais que Raph', que j'avais rencontré au début des conférences de DEUST. Sans elle je me serais encore retrouvée toute seule et je crois que j'aurai craqué.


[EDIT 10h30]
Elles viennent de passer, on a blablaté un peu. Elles se plaignent que ce qu'elles font n'est pas intéressant. Mais elles elles sont 2 et elles continueront ici. Quelle chance par rapport à moi...]


Bref. J'ai eu beaucoup de mal à pas plonger l'an dernier. Contre toute attente j'ai réussi à avoir ma première année, un sacré miracle.
A mon dernier oral, j'ai regardé les annonces et j'en ai repéré une d'un studio pas loin de la fac' pas trop cher.
A ce moment-là ma mère avait reçu une proposition d'emploi. On a beaucoup réfléchi à tout ça avec mes parents. Je voualis pas faire ma deuxième année dans les mêmes conditions. Si Maman acceptait et tenait le coup (rien n'était moins sûr à ce moment-là et même encore maintenant, elle s'en sort mais on sait que ça peut changer à tout moment, et elle nous répète souvent qu'elle se force jusqu'à ce que j'aie une situation sûre).
J'ai donc pris le studio où je vis maintenant...
Et je vis seule. Je les fréquente toujours, on est toujours "copines". Plus "amies", attention, c'est important. Et ça seulement parce que je sais pas dire non, je sais pas gueuler uen bonne fois pour toutes ce que j'ai sur le coeur aux gens qui me font mal. Je suis trop timide, trop réservée, trop trouillarde, trop lâche.
Je me laisse toujours marcher sur les pieds, mener par le bout du nez...
C. est venue quelques fois papoter au premier semestre parce que J. avait espagnol et C. fait anglais et ça l'embêtait de revenir chez elles pour une heure puis de revenir à la fac'. Elle avait qu'à se morfondre à la BU comme je faisais l'an dernier. Mais non, j'ai accepté, parce que je suis trop lâche, mais aussi parce que je peux pas m'empêcher de bien les aimer malgré tout ça...
Elles se souviennent de moi seulement quand je peux leur être utile. Au début j'avais du mal mais maintenant j'arrive à faire pareil, sauf que je suis trop honnête pour penser à elles quand elles pourraient m'être utile. De toute façon si ça ne leur est pas profitable elles trouveraient le moyen de se défiler.
Donc une fois C. était venue, elle se plaignait qu'elle avait du mal parce que J. (qui venait d'avoir son permis et sa bagnole...) était coincée chez elle à cause de la neige et que c'était la première fois que C. était toute seule chez elles, et c'était dur pour elle.
Je me suis pas gênée pour lui dire que pour moi c'était toujours comme ça.
Elle a rien dit et a passé à un autre sujet.


Je crois qu'elles se rendent pas compte à quel point elles sont mesquines et égoïstes. Et ça m'étonne toujours que leurs parents les aient laissé manigancer comme ça. Ou bien ils ne savaient pas et croyait que ça me posait pas de problème.


Parfois j'en viens à souhaiter que le destin leur tombe sur la gueule et les sépare, pour qu'elles se rende compte de ce que c'est. Je le regrette assez vite parce que je sais que J. a souffert dans la vie, et que c'est pas parce qu'elles m'ont fait mal que la loi du talion est la plus sage.
Je préfère oublier et continuer ma route. Je sais à quoi m'en tenir avec elles, maintenant. Et pourtant à chaque fois qu'elles me demande tel ou tel truc j'accepte sans réfléchir et après je galère pour récupérer mes biens, la plupart du temps pour rien en retour.



Voici quelques petits souvenirs que j'ai gardé d'elles:


Des gribouillages de J. dans mon agenda, elle a un sacré coup de crayon... Ah oui, elle m'avait vu écrire mes poèmes en philo (année noire=année poèmes pour moi) et elle m'en avait écrit un...

Tortoy c'était un truc entre nous, on avait nos surnoms...


Une photo de mon anniversaire pour mes 17 ans. Je les recevais chez moi, c'était la première fois de ma vie que je fêtais mon anniversaire avec des amies.
Après on allait au cinéma. J. est à droite, moi au mileu et C. à gauche.



Et la photo de mes 18 ans. Je crois qu'il n'y aura plus jamais de photos où on sera ensemble après celle-là. C. est complètement à gauche, on la voit pas très bien, au fond c'est sa soeur Marie qui nous avait rejoint au dessert pour aller au film ensuite, le dernier LOTR.


Publié dans Anté*Chroniques

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Tortoise 22/02/2006 17:29

RECUP DE COMS
(Amand 4.5.05 11:47)J'ai pas tout lu parce que là je suis à l'iut et faut que je révise encore un peu mon algèbre (j'ai controle dans 40 min), mais c'est vrai que c'est dég' ce qu'elles t'ont fait ! Au pire tu envoies un texto la veille pour dire on se couche trop tard on passera pas a 8h30... vraiment je te comprends que tu sois enervé, je l'aurai été tout autant !
Bonne journée ++




(4.5.05 13:32)J'aurai été dégoûté aussi! Je comprends que tu ne les considères plus comme des "amies"...Mais ce matin, quand elles sont finalement passées, tu leur as dit que tu t'étais levée plus tôt exprès? Peut-être qu'elles ont pas réalisé... Bizous J'aurai été dégoûté aussi! Je comprends que tu ne les considères plus comme des "amies"...Mais ce matin, quand elles sont finalement passées, tu leur as dit que tu t'étais levée plus tôt exprès? Peut-être qu'elles ont pas réalisé... Bizous






Amand (4.5.05 14:30)Ayé j'ai tout lu ! Franchement je sais pas comment tu fais pour les appréciés encore après ce qu'elles t'ont fait. Et tu le dit toi meme elles sont egoistes et mesquines...
J'espère que tu seras moins seule et que tu prendras confiance en toi.Biz ++
Ayé j'ai tout lu ! Franchement je sais pas comment tu fais pour les appréciés encore après ce qu'elles t'ont fait. Et tu le dit toi meme elles sont egoistes et mesquines...






Tortoise (4.5.05 15:14)apprécier c un bien gand mot, mais en fait la plupart du temps je réfléchis pas c'est que après que je me rend compte de ce que j'ai fait...bien sur que je leur ai dit, surtout que ça m'intéressait aussi Sobibor et je l'aurai bien regardé si j'avais pas du me lever tôt et elles sont passé à autre chose comme d'hab'...merci pour ton espoir Amand c'est le mien aussi, mais la confiance ça se gagne pas comme ça, hélàs... apprécier c un bien gand mot, mais en fait la plupart du temps je réfléchis pas c'est que après que je me rend compte de ce que j'ai fait...bien sur que je leur ai dit, surtout que ça m'intéressait aussi Sobibor et je l'aurai bien regardé si j'avais pas du me lever tôt et elles sont passé à autre chose comme d'hab'...merci pour ton espoir Amand c'est le mien aussi, mais la confiance ça se gagne pas comme ça, hélàs...






(4.5.05 15:16)Comment alors ? Comment alors ?






Tortoise / Site web (5.5.05 11:39)euh... ??? en fait ce que je voulais dire c'est que j'ai jamais eu vraiment confiance en moi, petit à petit j'arrive à en gagner un peu mais c'est pas énrome... euh... ??? en fait ce que je voulais dire c'est que j'ai jamais eu vraiment confiance en moi, petit à petit j'arrive à en gagner un peu mais c'est pas énrome...