L'intranquillité

Publié le par Tortoise

Le point sur mon stressomètre et les derniers évènements...

¤ D'abord, j'ai peur pour mon blog. Je suis fière d'avoir enfin transféré toutes mes notes d'avant-migration 20sixienne même si je suis profondément déçue d'avoir du déménager et d'avoir perdu quelques détails au passage.

Mais au final je me retrouve avec une vingtaine de catégories, 605 notes et plus d'un an d'absolument tout et n'importe quoi, et j'y tiens comme à la prunelle de mes yeux, comme à mes lunettes, comme à mon ordi (c'est dire!).

Et comme je suis bien consciente qu'Over-blog n'est pas plus blindé qu'un autre, je frémis en imaginant un gros pépin qui altèrerait ou ferait disparaître mon blog... Et je ne sais vraiment pas comment éviter ça. Comment trouver l'hébergeur idéal... Et surtout comment être sûre qu'il existe! Et même si je le trouve, ça serait rageant de déménager une deuxième fois...

En attendant je stress de peur de perdre à nouveau mon blog...

¤ Ensuite, il y a ma Sista qui jamais ne répond à mes écrits, comme dit si bien la chanson de Louise Attaque qui m'a inspiré le titre de cette note et qui me revient souvent en tête.
J'en ai tellement marre de ce silence radio... Jamais personne ne m'avait autant manqué dans ma vie, c'est absolument dingue... Jamais je m'étais aussi bien entendu avec quelqu'un, jamais je m'étais découvert une amie avec autant de points communs, jamais j'aurai cru que la soeur qui me manque existait.
Tout ça réduit en miettes à cause du fait qu'il faut travailler, dans la vie. J'en peux vraiment plus, j'ai tellement envie de reprendre nos longs papotages sur tout et rien...

¤ Sinon, je continue évidemment à stresser pour mon avenir en général et mon concours en particulier, surtout qu'il s'approche trop vite et que j'ai plus que jamais l'impression d'être pas prête du tout. Déjà faudrait que je le bosse plus sérieusement, mais aussi quand j'arrive à me forcer à garder le nez dedans y a rien à faire, ça rentre d'un côté et ça ressort de l'autre, moi quand ça m'intéresse pas je retiens rien, j'ai jamais pu faire autrement. Même sans ça j'ai l'impression que c'est du vide que j'essaye de retenir.

Le permis, j'y pense pas trop, tellement je suis obnubilée par le reste, et puis tant que je suis pas au pied du mur ça me paraîtra toujours loin.

L'avenir, ça me fait carrément flipper. Aujourd'hui ma mère commence un stage à la DRAC (en me faisant abondamment baver au passage) et moi je suis de moins en moins motivée pour trouver un job. Je sens bien que mes parents en ont marre que je reste là à glandouiller sans me prendre en main, mais j'y peux rien je suis comme ça, même que je suis la première à vouloir que ça change un peu pour m'enlever du stress, même si j'y vais à reculons, dans la vie active.
Je peux pas m'empêcher de penser à la suite. Dans les mois qui viennent, ça va forcément changer. Je vais avoir mon permis ou pas, je vais avoir mon concours ou pas, et il va falloir que je me force à trouver du boulot et tout ce qui s'ensuit, peut-être loin, et certainement avec beaucoup moins de temps libre, peut-être avec même pas le web et ça ça serait l'enfer absolu, et dans le pire des cas faudra que je me secoue vraiment pour faire avancer le schmilblik plus vite que ça.

¤ Sinon, je fais des rêves bizarres en ce moment. J'ai rêvé qu'on était en vacances dans un bungalow en forêt, un peu minable du reste mais surtout à côté d'une pelleteuse en feu sans qu'aucun de nous ne s'en inquiète le moins du monde. Evidemment le feu prenait sur le côté de la cabane mais mes parents, mon oncle et ma tante restaient nonchalament assis sur le canapé, à rien faire, pas bouger, rien (morts, a avancé ma mère quand je lui ai raconté. Ca m'avait vraiment pas effleuré l'idée mais en y repensant c'est clair que c'était des corps morts.. ark!)
Alors moi je me démenais comme une vraie paniqué, et j'essyais de les pousser dans le dos pour qu'ils se magnent un peu et se rendent compte du danger. Entre-temps tous les murs avaient disparu, sauf celui de gauche qui cramait et celui de derrière où je me ruai pour tenter de sauver le chat et le lapin, qui étaient tout affolés. Je courrai partout en me demandant comment faire pour les attraper et pouvoir me barrer sans les laisser là, mais comme ils étaient affolés c'était pas de la tarte, je leur courais autour tout en flippant pour que le feu n'avance pas pendant ce temps. Finalement j'arrivais à foutre mon lapin dans mon t-shirt replié que je tenais tant que bien que mal façon poche de bergère, et je tenais le chat sur mon épaule qui me plantait ses griffes jusqu'à l'os. Enfin je m'éloignais de la baraque et étrangement le reste de la famille se déplaçait devant moi, mais toujours atone, sans réaction particulière. On se réfugiait dans le camion des pompiers qui étaient iraculeusement arrivés sans qu'on les aient prévenus mais ils nous disaient qu'ils pouvaient pas nous évacuer tout de suite, que l'incendie était pas assez maîtrisé, alors je flippais que le camion soit pris dans les flammes comme ça arrive des fois... Et pendant ce temps les bestioles se tenaient plus et j'avais un mal fou à les garder dans mes bras et j'essayais de les calmer toput en paniquant moi-même, et puis pouf ça s'arrêtait là. Je crois que mon trop-plein de stress essaie de sortir comme il peut.

Le lendemain j'ai rêvé de l'époque où j'avais mon aquarium, avec le poisson rouge malade, le premier que j'ai perdu et que j'ai vu agoniser puis flotter en surface, puis les petits guppys si jolis mais qui s'entretuaient, et leurs bébés dont la naissance m'avait tellement émerveillés mais que les autres bouffaient, les deux survivants qui étaient des vraies teignes, les jolies couleurs des queues déchiquetées, le vieux poisson rouge restant qu'ils asticotaient tout le temps, et les petites croix en batonnets à glace que ma mère avait pyrogravées pour les enterrements, et les séances de vidange chiantes au possible, et le bruit de la pompe qui faisait un bruit de fond continu, et l'odeur spéciale de l'eau et de la poiscaille...

Bref, c'est pas très gai, tout ça...

¤ Heureusement hier on a fait une sortie qui m'a donné de la chair fraîche sur laquelle fantasmer. Ca faisait très longtemps qu'on voulait visiter les souterrains de la Règle (à Limoges bien sûr) mais les places étaient restreintes alors on avait plus ou moins laissé tomber, et on y a repensé au début du mois et on a réussi à réserver nos places.
Manque de bol il pleuvait comme vache qui pisse, et la visite c'était pas seulement les souterrains mais aussi le quartier de la Cité en général. Un de mes quartiers préférés de Limoges, donc je connaissais déjà pas mal et la visite ne m'a guère appris.
M'enfin le rendez-vous était devant l'Office de Tourisme, et ô surprise le guiden'est pas un vieux crouton passionnée, pas un trentenaire désabusé et annônant, mais un frais blondinet aux doigts de pianiste et à la belle gueule.
On s'est bien trempé (mes pauvres baskets ont failli rendre l'âme, ce qui m'a valu un sermon interminable au retour, ma mère est vraiment insupportable parfois- souvent) et le souterrain était plus petit que je pensais, mais bon...

Je vais en profiter pour révéler une fois de plus ma bouletterie incorrigible: le guide nous avait bien dit de faire attention dans les vieilles marches bien glissantes et d'y aller à notre rythme. Sachant que j'ai toujours un petit vertige et la hantise de tomber dans pratiquement toutes les sorties qu'on fait, ce qui est normal puisque généralement les trucs anciens ont des escaliers (plutôt pourris la plupart du temps), je me suis cramponnée à la rampe et j'y ai été à mon rythme.
Le plus gros du troupeau était déjà en bas et le guide attendait que tout le monde soit arrivé, et donc il regardait les escaliers en souriant bien patiemment, et donc j'étais dans l'axe et comment dire, c'était plutôt troublant.

Une marche plus incliné que les autres m'a futu la trouille mais j'ai pas glissé, j'ai juste pilé un coup avant de repartir, et j'étais presque arrivé au bout de mes peines quand j'ai remarqué que mon trajet passait pas une marche trouée recouverte d'un bout de ferrailes. Je me suis même sit qu'au moins ça serait plat, alors j'y ai été franco et manque de bol, le grillage qui la recouvrait était nettement plus glissant que les marches normales et mon pied s'est lancé en avant... Je m'y attendais absolument pas, au contraire j'étais sûre que ça serait plus sûr que les autres marches, alors... Bon je me suis rattrapée ilico mais putain ça fout la honte...

En plus de ça, dès qu'on est parti de l'Office j'ai été prise d'une envie de pisser abominable... Trop de flotte! La pluie ça me fait toujours ça, et puis dans la vie j'ai souvent besoin d'aller aux toilettes, même si y a des périodes où ça me laisse tranquille. Le thé, c'est redoutable pour ça. Alors la pluie c'est mille fois plus redoutable.
Le pire c'est que je me suis dit, bah une heure et demie je vais bien tenir, mais c'était vraiment terrible, y avait des moments je sentais plus que ma vessie, et je priai pour que la pression relâche pas... J'avais l'impression de me muscler vachement tellement je faisais gaffe à me retenir.
Et l'ultra pire c'est qu'on est passé au musée avant la suite. Je connais déjà, mais avec les explications d'un guide c'est vachement plus enrichissant, alors j'ai préféré pas m'éclipser pour aller me soulager... Et après on est repartis assez vite et comme je savais où on allait je pouvais pas filer en douce.

Ca m'a nargué... Je coulais un oeil vers le couloir qui eut été salvateur à chaque fois qu'on passait devant...

Bref, enfin sinon c'était quand même bien de pouvoir entrer dans ce souterrain, et de traîner dans ce quartier que j'aime, malgré la flotte. Y avait personne aux Puces c'était marrant... Ca sentait bon les crêpes, comme toujours...
Ce qui serait bien, ça serait que la ville récupère tous les souterrains de Limoges, les rénove, les fouille, les répare, les aménage, reconstruise les tronçons éfondrés, et qu'on puisse faire une longue visite à travers tout le réseau de souterrains qui existait avant. Ca serait génial... En fait depuis qu'on a lu L'Affaire Lesnac avec mes parents on rêve de se trimballer sur les lieux de l'action...

Enfin en tous cas, j'ai ma chair fraîche à fantasmer. Parce que moi je tombe souvent "amoureuse" si on peut dire,, disons plutôt "rêveuse" ça colle mieux, juste en croisant des types dans la rue, dans le bus, ou comme là dans une visite...

¤ Et ce week-end ma TV a été allumée plus que d'habitude, j'ai regardé Shirley & Dino sur la 2, d'habitude j'aime pas trop cette émission mais pour eux je pouvais bien regarder... J'espère que je vais pouvoir voir leur film. J'aimerais aussi voir l'Age de glace 2 et Enfermé dehors (Dupontel power, et je crois que Terry guilliam joue aussi dedans) mais le problème c'est que le Printemps du Cinéma à 3,50 la place, c'est fini. C'pas bien, ça.
Y avait aussi les Enfoirés, rendez-vous annuel. Bon j'ai pas tout regardé parce que c'est plutôt longuet, et j'avais la flemme de mettre une VHS, et comme j'achète quasiment jamais leur DVd et CD pour la bonne raison que même si c'est une bonne cause je vois pas l'intérêt de claquer du fric dans un truc que je suis certaine de jamais regarder plus d'une fois. N'empêche plus ça va plus j'ai l'impression que les Enfoirés, ça perd son esprit. Qu'est-ce qu'ils foutent là, les jeunots sortis de la real-tv et les Tina Arena, Amel Bent, et tout ça... On dit souvent que y a pas assez de sang frais chez les Enfoirés, moi je préfère que ça reste les habitués, c'est beaucoup mieux... Surtout ceux qui ont de la voix, hum hum.

¤ L'autre jour j'ai fantasmé comme souvent, un de ces rêves éveillés, où cette fois je recevais un email d'une nouvelle maison d'éditions qui démarchait les lecteurs de FF.Net pour trouver un comité de lectures dans le but de publier des bonnes fanfics en version papier, parce que rien ne vaut le support papier et quand c'est de la qualité y a pas de raison de pas chercher à diffuser par tous les moyens.
Bien sûr j'étais sélectionnée, mais ça c'est que du rêve...

 

Bande-son: Louise Attaque: L'intranquillité

Publié dans Actual*Chroniques

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Loraa 12/04/2006 10:12

Je ne sais pas trop quoi rajouter par rapport à ce que je t'ai dit sur mon blog, mais moi aussi je te soutiens ! La situation finira bien par se décanter c'est sûr ! Gros bisous !!

Tortoise 11/04/2006 15:01

Tu es dans le vrai, mais ce n'est pas vraiment passager, je suis comme ça tout le temps...
Mais j'imagine qu'effectivement un jour ça se débloquera bien, et ça commencera à réellement bouger! Ca rassure de savoir que je suis pas la seule, parce qu'arrivée à 20 ans on se pose quand même des questions, quoi...
Merci pour ton soutien

Crooke 10/04/2006 21:08

Arf... le titre est adapté, je trouve.J'ai l'impression que tu es à une période où ça travaille à l'intérieur, c'est tout. Tu te crées des diversions (fics, projets divers de lectures et autres, visites guidées) mais au fond, ton cerveau continue de travailler tout seul et d'avancer, pour décider de ce que tu veux et vas faire.Et flippe pas : de la réflexion naît l'action. Quand ce sera clair, tu te mettras à bouger et tout viendra tout seul, et en même temps (en tout cas, c'est ce qui s'est passé pour moi depuis Noël dernier).Voilà, j'ai pas grand chose de plus à dire, mais surtout : bon courage... et ne t'inquiète pas : c'est une période incontournable que tu vis là. Je l'ai vécue l'année dernière, et Monsieur Camille la vit en ce moment.