Thomas le Rimeur, by Ellen Kushner

Publié le par Tortoise

J'ai emprunté tout à fait par hasard ce bouquin qui m'inspirait, et qui est apparement une référence en Fantasy:


Pour s'être risqué au baiser offert, Thomas le fameux Rimeur se retrouva prisonnier de la Reine des Elfes.
Grand vivant s'il en fut, et joyeux compagnon, Thomas vécut près d'elle sept années, dans les voluptueux plaisirs du royaume de Faërie, avant de retourner dans son monde premier, celui du labeur, de la peine, et de la fuite du temps.
Hanté, tourmenté par les souvenirs des splendeurs perdues, il lui fallut, malgré tout, retrouver la femme qu'il aimait, reconstruire sa harpe. Et vivre avec les cadeaux ambigus de la Reine des Elfes, le don de prophétie et la malédiction de la parole vraie.
Salué dès sa parution comme un chef-d'oeuvre, mêlant action, poésie et mystère, Thomas le Rimeur a été couronné par le World Fantasy Award et le Mythopoetic Award. --Ce texte fait référence à l'édition Poche.


Et c'est effectivement un très bon livre, qui vaut la peine d'être lu. Peut-être un peu longuet, mais ça retrace bien ces vieilles histoires de mortels ensorcelées par les elfes, qui ne sont pas aussi féériques qu'ont le croit, ou plutôt qui sont bien différents des mortels, et le séjour dans leur pays enchanteur a toujours un prix...

J'ai bien aimé aussi la très fine et spirituelle préface de Claudine Glot, dont ces extraits (qui sont en fait des notes en bas de pages):

Robert Escarpit a rapporté le détail de la très celtique rencontre de Saint Glinglin - de son vrai nom Galahan o' Galahan - et de la belle Lurette.


ah, ah, ça doit mériter d'être lu, ça!

Le Grand Royaume celtique recouvre les terres de Bretagne, de Cornouaiiles, du Pays de Galles, de l'Irlande et de l'Ecosse.
Toutes ces terres avaient en commun une mythologie, une religion, des légendes, des musiques, des langues. Ce royaume n'a jamais existé aux yeux de l'histoire et les habitants de ses diverses provinces se sont souvent joyeusement étripés.
Pourtant, le Grand royaume celtique reste la terre-refuge des rêveurs de mondes aventureux, héroïques, justes et libres.


C'est tellement vrai...

Et juste une petite citation du livre lui-même, pour finir en beauté: 

Ah, ces Elfes étaient de grands enfants - mais pas davantage, j'imagine, que nos propres chevaliers quand ils se jettent le gant, ou que nos rois qui se déclarent la guerre pour satisfaire leur honneur et leur fierté.


Héhé, bien dit! Moi qui lit toujours Zévaco en parallèle, je suis en plein dedans!

Publié dans Reading*Patch

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article