H2G2, 4: Salut, et encore merci pour le poisson! (Douglas Adams)

Publié le par Tortoise

Il y a bien longtemps que je n'avais pas lu du H2G2. Il faut dire que j'avais été plutôt déçue par le tome 3, "La vie, l'univers et le reste", qui m'avait paru poussif, fade et réchauffé.  

J'ai donc mis beaucoup de temps à me décider à embrayer sur la suite de cette "trilogie en 5 tomes" qui pourtant a toute mon affection pour son concept et sa SF burlesque, et dont j'avais assez accroché à l'humour dans les premiers tomes.

 

Maintenant que la série redevient d'actualité avec la publication du 6° tome écrit par Eoin Colfer, ça m'a donné la motivation nécessaire pour me relancer dedans.

 

 

     

 

Plus bas que Terre !

Ayant - plus ou moins - survécu à son édifiante promenade cosmico-temporelle, le pauvre Arthur Accroc savoure l'indicible plaisir de fouler à nouveau le sol de sa planète natale.

Une planète jadis détruite par les terribles Vogons, sous le prétexte fallacieux de laisser passer une autoroute intergalactique...

Pas de panique !

Car l'universellement exhaustif Guide galactique saura sans doute répondre à cet étrange paradoxe. Et peut-être élucidera-t-il un mystère plus angoissant encore : pourquoi les dauphins ont-ils disparu, laissant pour ultime message un laconique "Salut, et encore merci pour le poisson" ?

 

Comme vous le voyez, l'ancienne édition n'a pas la traduction mise à jour où les noms ont été harmonisés, et Arthur que je connaissais sous le nom de Dent devient ici Accroc, ce qui me faisait déjà rigoler ^^

 

Et j'ai retrouvé dans ce tome un humour auquel j'adhère vraiment, qui m'a vraiment fait rire intérieurement et pouffer extérieurement.

 

Par exemple ce petit passage (qui m'a refait penser aux "Loya" de Milora, huhu) :

 

"C'était simplement le seul journaliste que connaissait Arthur, aussi ce dernier lui téléphona-t-il malgré tout.

- Arthur, ma vieille cuillère à soupe, ma vieille soupière en argent, quelle incroyable surprise de t'entendre. (...)

Murray avait son langage bien particulier, qu'il avait inventé pour son usage personnel et que personne d'autre n'était capable de parler, voire de suivre. 

"Simple rumeur, ma vieille défense d'éléphant, mon petit tapis de cartes en reps, (...) mon cher vieux membre artificiel, (...) enfin bref, mon vieux je-t'épargnerai-quoi (...)"

 

Ca m'a fait tripper, ces petits noms familiers bien spaces ^^

 

J'ai beaucoup aimé aussi le personnage de Fenny, et Arthur qui reprend le coup de la lévitation par oubli. J'ai adoré l'Asile de Pataud Tête-Claire:

 

"Elle ressemblait à ça: à une chaussette retournée. Retournée au sens propre, au point qu'ils avaient dû se garer sur la moquette. 

(...) Là où ça devenait franchement bizarre, c'était avec le toit. Il se repliait en effet sur lui-même comme si Mauritz C. Escher, eût-il été enclin aux soirées arrosées, ce qui n'est pas le rôle de ce récit de suggérer, quoique, parfois, en regardant ses gravures, en particulier celle avec tous ces drôles d'escaliers dans tous les sens, on puisse se poser la question - comme si M.C. Escher, donc, de retour d'une de ces soirées, en avait été l'auteur, car les petits lustres qui auraient normalement dû pendre à l'intérieur se dressaient joyeusement dehors, pointés à la verticale. Troublant. 

Le panneau au-dessus de la porte d'entrée annonçait: "Sortez donc", et c'est ce qu'ils avaient fait, un peu nerveux. Dedans, on retrouvait évidemment l'extérieur: un assemblage de briques nues (...)" 

 

Le trip sur le dieu de la pluie est aussi assez marrant, bien que peut-être un peu trop répétitif. J'ai eu bien du plaisir à retrouver le cynisme tranquille de Ford Prefect, aussi.
 

  "Hé, au fait, qu'est-ce qui s'est passé avec tout cette histoire, en définitive? 

- La vie, c'est tout, dit Arthur et il pêcha une bière dans le carton. 

- Oh, encore, dit Ford. Je me doutais bien que ce serait un truc dans ce genre. Je préfère encore ça, fit-il alors que l'image vacillante du "Rick's Bar" apparaissait à l'écran. Comment se fait-il si quoi? 

- Quoi? 

- T'as commencé à dire: "comment se fait-il, si..." 

- Comment se fait-il, si tu as une telle opinion de la Terre, que tu sois... oh, laisse tomber, regardons plutôt le film. 

- Absolument, dit Ford."
 

"Il gloussa et ricana. Il aurait bien ri tout haut mais il n’avait pas la place." 

 

Et tout plein d'autres trucs.
 

En gros, je suis pas mécontente d'avoir repris cette série et ce tome 4 m'a bien séduite!

 

 

Et c'est une lecture qui entre dans le C.L.A.P.: j'ai commencé à le lire au Zénith de Limoges pendant l'attente du concert de De Palmas, et j'en ai lu quelques autres chapitres sous le chapiteau du Phénix au Printemps de Bourges.

Publié dans Reading*Patch

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Tortoise 29/04/2010 22:05



"H2G2=Pratchett SF" c'est le poncif que tout le monde dit mais je trouve que c'est quand même assez différent, le seul point commun c'est la dérision, mais H2G2 n'est pas du copié-collé. Le tome
1, je le trouve vraiment génial, le 2 m'avait un peu moins convaincue et le 3 carrément déçue, mais le 4 m'a complètement ré-enthousiasmée, alors je ne sais pas trop quoi te dire, lol!


Enfin si: tente le 1, au moins! Je pense que ça a des chances de bien te plaire.


(et voui, je cite tes textes, mais parce que ça m'y a vraiment fait pensé et que j'avais adoré les petits canard en sucre et autres mielleuseries dans ton Loya ^^)



Milora 27/04/2010 12:04



(Ooooh, être citée sur le blog de Tortoise ! Alors ça c'est un grand honneur !   )


Justement, hier, j'ai failli acheter le tome 1 de H2G2, mais j'ai eu peur que ça fasse trop "humour facile"... Est-ce qu'on peut dire que c'est du Pratchett version SF ? Ça l'air marrant en tous
cas.