Harry Potter GR I1 Le Survivant/The Boy Who Lived

Publié le par Tortoise

Les Fondus se lancent, depuis quelques temps déjà (je suis en retaaard), dans une Grande Relecture Harry Potter: chaque semaine sur le forum, un topic est ouvert pour discuter d'un chapitre, revenir sur nos impressions, nos souvenirs, et repartir sur les traces des théories, symbolismes, parallèles, et toutes associations d'idées que ça nous inspire maintenant, à la fois avec le recul de la série terminée et les souvenirs des plus grands temps forts de la communauté qui s'était créée parmi les fans, et avec l'effet "madeleine de proust" (car certains parmi nous ont littéralement grandi avec HP), pour essayer de regarder notre série adorée sous tous les angles possibles.


Mais surtout, une relecture pour le plaisir, pour revenir en commun sur cette série qui nous as réunis, du début à la fin.

 

Pour ma part, j'ai décidé d'en profiter pour prolonger l'expérience sur mon blog, et revenir sur chaque chapitre avec quelques citations, réflexions, parallèles et associations d'idées, etc etc.

(je titrerai donc toujours mes billets là-dessus par les abréviations HP GR ou GR HP, suivies des numéros de tome et de chapitre et du titre bilingue du chapitre)

 

Je compte aussi en profiter pour explorer à fond le site anglais du HP Companion, qui revient également sur chaque chapitre avec une sélection de fanarts, citations, pistes à suivre, etc.

 

Et donc, nous commençons par le commencement: tome 1. L'Ecole des Sorciers en VF, The Philosopher's Stone en UK, The Sorcerer's Stone en US.

 

Pour la petite histoire, les circonstances précises de ma découverte de Harry Potter sont assez floues dans mon esprit, mais je me souviens avoir lu au moins les deux premiers lors de vacances en Provence avec mon oncle, ma tante et ma cousine instit' qui me les avait amenés, et qu'ensuite mes parents m'ont offret le coffret poche des 4 tomes sortis à ce moment-là.

 

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Les Fondus ont déjà beaucoup parlé des Dursley et du stéréotype décalé qu'ils présentent, avec leur vie aussi éloignée que possible de la magie et leur ferme volonté qu'elle le reste.

 

Le comportement de Vernon Dursley au début de ce chapitre illustre bien leur politique de l'autruche, quand il s'efforce de rajuster ses oeillères pour ne pas s'attarder plus que de raisons sur des détails ridicules et insensés...

 

"Ce fut au coin de la rue qu'il remarqua pour la première fois un détail insolite: un chat qui lisait une carte routière."

 

*je retiens ici mon fanart préféré de la sélection du HP Companion, que l'on doit à deeterhi*

 

 

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It was on the corner of the street that [Mr. Dursley] noticed the first sign of something peculiar – a cat reading a map.

 

"Pendant un instant, Mr Dursley ne comprit pas très bien ce qu'il venait de voir. Il tourna alors la tête pour regarder une deuxième fois. Il y avait bien un chat tigré, assis au coin de Privet Drive, mais pas la moindre trace de carte routière.

Qu'est-ce qui avait bien pu lui passer par la tête? Il avait dû se laisser abuser par un reflet du soleil sur le trottoir.

Mr Dursley cligna des yeux et regarda fixement le chat. Celui-ci soutint son regard.

Tandis qu'il tournait le coin de la rue et s'engageait sur la route, Mr Dursley continua d'observer le chat dans son rétroviseur.

L'animal était en train de lire la plaque qui indiquait "Privet Drive" - mais non, voyons, il ne lisait pas, il regardait la plaque. Les chats sont incapables de lire des cartes ou des écriteaux. Mr Dursley se ressaisit et chassa le chat tigré de son esprit."

 

Cette façon de se rabrouer, de chercher à se persuader qu'il y a une explication logique à quelque chose qui lui paraît inconcevable et anormal, me fait beaucoup penser au Disque-monde, quand la Mort ou Gaspode expliquent (et démontrent) que le cerveau humain a l'étonnante capacité d'oblitérer ce qui est trop "gros" pour lui, ce que les gens savent au fond d'eux-mêmes qu'ils préfèrent ne pas savoir ni se poser trop de questions (qui pourraient recevoir des réponses bien trop dérangeantes).

 

("Les chiens ne parlent pas, tout le monde sait ça. Alors je m'en vais donner un bout de jambon à ce gentil toutou que je vois là. Ouah?")

 

M. Dursley passa donc son chemin "en espérant qu'il avait été victime de son imagination. C'était bien la première fois qu'il espérait une chose pareille, car il détestait tout ce qui avait trait à l'imagination."

 

Quelle délicieuse ironie pour une rêveuse *plutôt* isolée comme moi!

 

Il faut dire que les sorciers ne sont vraiment pas discrets, dans la liesse de la guerre terminée... Le sorcier qui serre Dursley dans ses bras en disant que même les Moldus devraient se réjouir n'étant pas le plus grand contrevenant au Code du Secret!

 

Des floppées de hiboux en plein jour qui déconcertent les ethnologues, de "véritables pluies d'étoiles filantes" qui déroutent les météorologistes... "Peut-être s'agissait-il de feux de joie, bien que ce ne soit pas encore la saison."


Cette phrase est bien anodine dans la VF, il est plus intéressant de noter la V.O.:


"Perhaps people have been celebrating Bonfire Night early - it's not until next week, folks!"

 

Et là il faut savoir que la Bonfire Night ou Guy Fawkes Night (dont JKR a pris le nom pour Fawkes, en VF Fumseck, le phénix de Dumbledore) est une fête anglo-saxonne célébrée le 5 novembre, en souvenir d'un fait historique.

 

Eh ouais, on apprend toujours beaucoup avec Harry Potter, pour une bonne part sur la culture britannique!

 

Quand les moldus dorment, les sorciers dansent: Dumbledore fait son apparition dans Privet Drive, d'une manière qui me laisse un peu perplexe:

"il apparut dans un tel silence qu'il semblait avoir jailli du sol" / "appeared so suddenly and silently you'd have thought he'd just popped out of the ground."

 

En silence alors que tout porte à croire qu'il a transplané, ce qui est censé produire un certain bruit de craquement, aussi maîtrisé et discret soit-il?

C'est un peu étonnant.

(soit Dumby est vraiment très fort, soit JKR n'avait pas encore bien défini cette caractéristique du transplanage)

 

A part ça, ces premières apparitions de Dumbledore, McGonagall et Hagrid donnent déjà un très bon aperçu de leur personnalités!

 

Surtout Dumbledore, je ne me souvenais pas qu'il semblait aussi farfelu dès cette première rencontre, avec ses esquimaus citron et la lueur qui danse en permanence derrière ses verres en demi-lune.

 

Petits clins d'oeils particulièrement intéressant pour le tome 7: l'Eteignoir, et la mention de Dedalus Diggle.

 

Je suis aussi très fan de la montre énigmatique de Dumbledore, avec ses étoiles au lieu de chiffres, c'est un détail qui m'avait séduite depuis le début.

 

Un détail qui a été important dans les innombrables prises de têtes chronologiques à propos de cette première chute de Voldemort, c'est le fait de savoir que McGonagall est restée toute la journée sur le muret à attendre, alors que Hagrid arrive avec Harry le soir, apparement après l'avoir récupéré dans les ruines de Godric's Hollow très peu de temps après le drame, "avant que les Moldus commencent à rappliquer". Sur la moto volante de Sirius, même en volant prudemment et en ayant une grande partie du Royaume-Uni à parcourir, c'est presque étonnant qu'il lui ait fallu autant de temps pour rallier Privet Drive, ce dont je me souviens comme les fameuses "24 heures manquantes".

 

Dumbledore laisse une lettre aux Dursley pour leur demander de s'occuper de Harry afin qu'il ne soit pas élevé dans un climat d'hyper-popularité qui risquerait d'être malsain, ce qui est compréhensible et justifié, par contre on se demande pourquoi il n'a pas plutôt carrément pris la peine de leur parler de vive voix, pour être plus sûr qu'ils ne le traiteraient pas non plus comme un elfe de maison...

 

"Oui. Il gardera cette cicatrice à tout jamais.

- Vous ne pourriez pas arranger ça, Dumbledore?

- Même si je le pouvais, je ne le ferais pas. Les cicatrices sont parfois utiles. Moi-même, j'en ai une au-dessus du genou gauche, qui représente le plan exact du métro de Londres."

 

Evidemment, cette citation prend un double sens quand on considère que l'enfance de Harry chez les Dursley lui laissera aussi une sorte de cicatrice...


Mais surtout je suis dingue de cette petite loufoquerie de plus de la part de Dumbledorewub.gif (je me suis même amusée à en imaginer la cause dans un chapitre de ma fanfic les Neuf Danses du Bal de la Chute)

 

Mais là n'est pas la question.

 

"On écrira des livres sur lui"

(dixit McGo en pensant à sa future célébrité, dans le cas où il aurait été élevé dans le monde magique)


Le moment où le trio marque une pause pour regarder Harry une dernière fois est tellement poignant... Triste42.gif

 

Enfin, chacun se sépare - et Hagrid dit qu'il "va aller rendre sa moto à Sirius", ce qui présage du triste épisode de la chasse entre Pettigrow et Sirius qui a compris la trahison mais qui en sera personnellement accusé -, pendant que "des gens s'étaient rassemblés en secret dans tout le pays et qu'ils levaient leurs verre en murmurant  

(tiens ils murmurent maintenant, après tout le barouf qu'ils ont fait dans la journée?!)

"A la santé de Harry Potter. Le Survivant!"

 


Publié dans Potter*Fondus

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Olya 07/05/2010 09:48



Fiou j'aime trop ! Je suis pressée de voir tes commentaires pour les autres chapitres. J'avais aussi prévu de les relire comme tu le sais, mais en fait je crois que j'avais vu un peu gros avec
mes révisions et tout ... Peut être bientôt, peut être bientôt ^^


Et tu sais, le temps qu'a mis Hagrid pour ramener Harry chez les Dursley, c'est peut être parce qu'il a fait des détours et tout, si jamais il y avait encore un risque d'attaque par des
mangemorts. C'est p'têt possible, donc il a pris toutes ses précautions.