L'Imaginarium du Docteur Parnassus (Terry Gilliam)

Publié le par Tortoise

Ce week-end, j'ai été voir L'Imaginarium du Docteur Parnassus, le dernier film de Terry Gilliam qui me faisait sacrément de l'oeil...



Avec sa troupe de théâtre ambulant, "l'Imaginarium", le Docteur Parnassus offre au public l'opportunité unique d'entrer dans leur univers d'imaginations et de merveilles en passant à travers un miroir magique.
Mais le Dr Parnassus cache un terrible secret. Mille ans plus tôt, ne résistant pas à son penchant pour le jeu, il parie avec le diable, Mr Nick, et gagne l'immortalité.
Plus tard, rencontrant enfin l'amour, le Docteur Parnassus traite de nouveau avec le diable et échange son immortalité contre la jeunesse. A une condition : le jour où sa fille aura seize ans, elle deviendra la propriété de Mr Nick.
Maintenant, il est l'heure de payer le prix... Pour sauver sa fille, il se lance dans une course contre le temps, entraînant avec lui une ribambelle de personnages extraordinaires, avec la ferme intention de réparer ses erreurs du passé une bonne fois pour toutes...


J'ai beaucoup aimé.
J'avais déjà lu que le rôle de Tony, le bellâtre charmeur, était tenu par 3 acteurs pour pallier à la mort de Heath Ledger en plein tournage (Colin Farell et Johnny Depp en bonus pour le même rôle, donc), je trouvais ça incroyable, et dans le film j'ai trouvé ça tout à fait raccord, j'ai même eu un peu de mal à distinguer les différents visages tellement ils avaient réussi à les faire très proches et tellement l'univers se prête bien à cette petite subtilité...

Un univers bien chouette, bourré de belles images oniriques et poétiques, traversé par une belle histoire à rebondissements et porté par des personnages hauts en couleur  incarnés à la perfection, avec une très forte "présence"...

Je m'attendais même à un délire encore plus débridé, mais il y avait quand même un petit pied dans le monde réel et contemporain plus important que je pensais.

Pas tout à fait ce à quoi je m'attendais, donc, mais Gilliam est imprévisible et la surprise n'en est que meilleure ^^

Vite fait, j'ai particulièrement aimé l'espèce de roulotte à la vague silhouette de bus à impériale ; sa première apparition en arrivée improbable dans le Londres d'aujourd'hui à proximité d'une boîte de nuit renforce totalement l'image d'Epinal du numéro de forain...
Et le "crieur" déguisé en Mercure, avec son petit casque ailé et son grimmage métallisé m'a furieusement rappelé le personnage pratchettien de Moite von Lipwig...



...il ne m'en fallait pas plus pour être aussitôt séduite par le personnage d'Anton! D'autant plus quand il continue sur sa lancée et gazouille sa p'tite chanson à base d'amour, de lune et de pizzas dont j'aimerais bien arriver à me remémorer les paroles exactes tellement je l'ai adorée, tellement poétique et décalée...

Tout ça pour les beaux yeux de Valentina,



la fille du Docteur Parnassus. Qui lui-même me faisait beaucoup penser à Christopher Lee, et avec ce chapeau-là
(la faute à la Warner), carrément à Dumbledore:



J'ai adoré aussi la coïncidence, ou plutôt le signe du destin, qu'il tire la carte du pendu au moment où leur chemin croise celui de Tony, l'élément perturbateur, se balançant alors au bout d'une corde...
Et qui va s'incruster dans l'Imaginarium et traverser le miroir (oh, Alice!) bien des fois...



Je suis fan des décors oniriques des scènes à l'intérieur de l'Imaginarium, un peu carton-pâte, un peu dessins de gamins, un peu... rêveries et cauchemars.



Et maintenant que j'y repense, je remarque que le Tony est toujours impecc' dans son costard immaculé, exactement comme le diable dans sa version chapeau melon et porte-cigarette...



Bref, c'est peut-être pas le coup de coeur du siècle, mais j'ai beaucoup aimé, c'est vraiment un film très sympathique quand on aime ce genre-là.
Vivement le DVD, j'ai assez envie de me le re-visionner un tour ou deux... (avec la VO, par exemple)

Publié dans Lorgnette*View

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Vert 10/12/2009 23:05


La pizza avait un goût de cerfeuil, ou quelque chose dans le genre pour la chanson... enfin c'est ce que disaient les sous-titres dans ma salle !
Très belle surprise ce film, et effectivement y'a des éléments à creuser (quoique je ne suis pas sûre qu'il y ait une réponse à tout au final).